Le Loyal RC est une association caritato-sportive. Il a été crée en 1999 officieusement et en 2002 statutairement par 21 membres fondateurs. Chaque nouvel entrant doit être ccopté par deux des membres fondateurs et validé à l'unanimité du comité directeur. Le Loyal participe à des rencontres de football et de rugby, et organise chaque année le "Loyal Tri-Series", compétition réservée à ses membres et à quelques invités disputée par trois équipes internes, au foot et au rugby.
Loyal RC – Euralis
Finale championnat 2007
31/10/2007 à Aressy
LRC bat EURALIS 4 – 1 (2 – 0)
LRC : Lagarrue – Mirat (Castang), Casadaban (Leboube),Gouvet (Antunes), Tillos (Barji) – Haristouy (Colin), Isac(cap), Sirot (Serreseque), Sabin (Zahi) – Laborde (Loustau), Vignes.
Entraineur : P.Bert
Buts : Sirot (9°) Serreseque (32°) Loustau (68°) Vignes (74°)
Arbitrage de Gaby Da Silva (SEF)
Bonne chambrée, terrain cahotique mais cordialement mis à notre disposition par nos amis de Turbomeca au nez et à la barbe d’un quarteron de kroumirs décatis.
Et de quatre…
Moribond au printemps suite à deux prestations tirée par les cheveux face à EDF et les Goldens (et ils sont ou ?) le Loyal renaît de ses cendres à l’automne et arrache un quatrième titre avec une équipe frôlant les quarante ans de moyenne d’age malgré les forfaits de dernière minute de ses deux druides F.Elie et P.Blanc. Forfait également d’Hervé Palacios, ce qui a empêché la symbolique reformation de la première équipe championne en 2004, dont neuf joueurs étaient encore aligné d’entrée cette année…
Ceci au terme d’un match décousu et qui ne restera pas dans les mémoires comme le plus maîtrisé techniquement par le Loyal, pourtant habitué à réussir ses meilleures prestations lors des finales. La faute à une équipe d‘Euralis vaillante en diable, imprévisible, ne posant jamais le jeu et n’hésitant pas à jouer long au dessus de la charnière historique, grinçante, mais inviolée du Loyal. Les oranges mécaniques allaient néanmoins donner un bon coup de main au tenant du titre, le portero local se trouant joliment sur un corner direct de Lolo Sirot qu’il aidait à rentrer : comme face à Mas en demi-finale, un auto-goal débloquait la situation, et comme en demi la FIFA accordait le but au Loyaliste à l’initiative de l’action. Dès lors le Loyal se contentait de faire tourner le ballon, n’était pas vraiment inquiété, mais pas franchement rassuré jusqu’à ce Fred Serreseque du gauche aux quinze mètres ne double la mise.
Deux zéro aux citrons, des roulements nombreux bien digérés, la sérénité était de mise sur le banc du Loyal. Casper Berron gérait ça de loin à l’anglaise, et laissait le sanglier s’exciter devant un début de deuxième mi-temps plus que poussif. La présence conjointe de Captain Isac, Kader Zahi, Lolo Sirot et Boube sur le banc déséquilibrait l’équipe, obligeant Azo Barji qui avait multiplié les prouesses techniques inutiles en première mi-temps à muscler son jeu et à éclairer le ciel d’Aressy de rassurantes chandelles… l’orage passé, Seb Loustau puis David Vignes justifiaient leur statut et pliaient le match, il était temps. La très valeureuse équipe d’Euralis sauvait l’honneur en toute fin de match (une Vata qui surprenait Garruche sur un corner, alors que la maison de retraite du Loyal avait largement dépassé l’heure du couvre feu et commençait à somnoler…) et ramenait le score à des proportions plus raisonnable. Le Loyal qui avait atomisé tous ses précédents adversaires en finale se contente donc d’une victoire logique, mais si les vieux sont toujours là le temps ne joue pas pour eux : Ca sent le jubilé, il faut savoir éviter la saison de trop !
Les étoiles (attribuées par un jury de spécialistes à une heure encore raisonnable de la soirée, et ne prêtant donc à aucune interprétation éthylico-délirante). La prime présidentielle n’ayant pas été versée, un bonus général de 0,50 « spécial titre » a été attribué considérant la sévérité générale des notes (cf le trio LS MC et DV qui accorde 0,6 de moins en moyenne que les autres, et à jeun…)
Lagarrue 4.06 : Meilleur relanceur du Loyal, Garruche s’est fait surprendre sur l’ultime corner par un but de la main, ce qui pénalise son habituelle irréprochable prestation d’ensemble.
Mirat 3.8 : Correcte prestation de l’étoile d’or 2005, sobre et efficace, mais peu vu offensivement.
Castang 3.75 : « Cafu » a parfaitement digéré son nouveau rôle de défenseur de débordement. Pau sollicité défensivement, il s’est acquitté de sa tâche et aurait même pu marquer (ballon dégonflé, voir plus loin).
Casadaban 3.67 : Moins en verve qu’en demi-finale (la barbe ?) Marco a connu un trou physique en début de seconde mi-temps, à l’image de l’équipe.
Leboube 4.2 : Mis au pilori après Mas, Boube s’est racheté : une activité irréprochable, une agressivité maîtrisée, et des choix offensifs intéressants.
Tillos 4.1 : PPJB sorti du chapeau la veille du match à repris les clés du camion sans trembler. Vingt trois minutes sans peur et sans reproche seize mois après sa dernière exhibition…
Barji 3.89 : Le ballon dégonflé c’est lui. Adidas n’avait prévu les dix-sept touches de balles systématiques qu’allait lui infliger Azo, qui visiblement frustré de démarrer sur le banc a monopolisé la boule lors du premier ¼ d’heure consécutif à son entrée. Beaucoup plus sobre par la suite, il a enfilé le bleu de chauffe et s’est rappelé de son expérience jurançonnaise pour se comporter en défenseur solide et décisif.
Gouvet 4.0: Vingt minutes tranquilles dans une organisation Libéro/Stoppeur que les beaufs maîtrisent à la perfection, dix minutes d’errements lorsque le marquage à l’est-allemande dut s’accommoder de l’imprévisible technique marocaine !!
Isac 4.28: Le capitaine a brandi la coupe au terme d’une solide prestation. Moins en vue qu’à l’accoutumée, c’est lorsqu’il est sorti que son importance est apparue cruellement.
Haristouy 3.05: Définitivement un mystère… Comme cela lui arrive parfois, Lolo est passé à côté par la faute d’un placement sinon incompréhensible, du moins incompris de ses partenaires. C’est le syndrome de l’inactivité : tous les néo-retraités du Loyal sont passés par là, quelques mois nécessaires pour comprendre ce qui est désormais au dessus de ses moyens ... Un manque d’agressivité notable également, et ça c’est nouveau
Colin 4.40: Il a fait du bien par son engagement et sa vitesse d’intervention, même si lui aussi a semblé perturbé par l’anarchique organisation d’Euralis.
Sirot 3.67: Après avoir touché le fond contre Mas, Lolo s’est révélé décisif en débloquant le match d’un coup de patte dont il a le secret, marquant comme à chaque finale disputée par le Loyal. Heureusement, parce que par la suite il ne se passa pas grand-chose, le divorce semblant même consommé avec D.Vignes qu’il n’a jamais réussi à servir correctement.
Serreseque 3.86: Lui aussi était complètement passé à travers en demi-finale, il s’est remis à flot en marquant un but plein de sang-froid du gauche. Dans une position axiale qui l’empêche d’utiliser sa pointe de vitesse, il a ensuite été plus en difficulté pour conserver le ballon.
Sabin 2.95: Délicat retour du prince des dancefloor, qui non content de ne pas réussir grand-chose a surtout baissé les bras à chaque perte de balle. Jean-Roch est au bout du rouleau…
Zahi 4.22: La technique de la mouche a encore fait merveille, et elle se serait exprimé de manière plus éclatante encore sur un meilleur terrain et face à un adversaire plus académique.
Laborde 4.06: Première finale vierge de but pour la musaraigne, qui sert néanmoins sur un plateau Fred Serreseque pour le second. Beaucoup d’abnégation et de d’implication, mais un look post-rencontre à mi chemin entre Che Guevara et Nicolas le jardinier qui pose problème…
Loustau 4.75: Seb s’est battu sans réussite comme un tigre pendant plus d’une heure avant d’être récompensé sur une passe décisive de …Lagarrue. Inattaquable sur l’engagement et la volonté.
Vignes 4.06: La connexion avec Scifo semblant rompue, le pivot s’est trouvé démuni. Il a réalisé son travail de sape habituel, récompensé d’un but mérité en fin de match : quatre finales, quatre fois buteur lui aussi, il reste au moins un point commun aux duettistes…
Bert NC : Casper a traversé le match comme un fantôme, ne s’impliquant jamais dans le coaching d’une équipe qui lui échappe. L’irlandais ne se reconnaît plus dans l’influence grandissante des BNDP au sein du Loyal. Il envisage sérieusement une greffe billéroise significative.
Merci à Gab Da Silva pour son arbitrage impeccable, à Jacques Andreu pour nous avoir une fois encore permis de bénéficier des installations de Turbomeca, A Laurent Cazenave pour avoir « chauffé » la Pena avant l’arrivée des joueurs et pour les avoir deshydratés après, et à l’équipe d’ Euralis pour son état d’esprit avant, pendant, et après le match.